29 novembre 2006
Bilan sur les troubles psychiques des enfants.
Je regarde (ou plutôt j'écoute en pointillé) de temps à autre l'émission les maternelles sur la 5. Je me doutais bien que l'histoire du "pas de 0 de conduite pour les 3 ans " se poursuivrait sous une forme ou une autre. J'en ai eu la confirmation hier dans cette émission. Madame Valérie Mécresse députée UMP et mère de 3 enfants était enchantée d'expliquer qu'il était prévu que "dès 3 ans et tous les 3 ans, les enfants auront un bilan sur tous les troubles psychiques". L'idée pourrait être bonne ou du moins acceptable en soi si il n'y avait pas de risques de dérives. Mais là, je crois utopique que dans le pays du docteur Knock qui considère qu'il n'y a pas d'hommes bien portants, il n'y a que des malades qui s'ignorent, on n'en vienne pas à trouver beaucoup de petits malades. Un petit extrait du Docteur Knock ?
KNOCK
Vous me donnez un canton peuplé de quelques milliers d'individus neutres, indéterminés. Mon rôle, c'est de les déterminer, de les amener à l'existence médicale. Je les mets au lit, et je regarde ce qui va pouvoir en sortir : un tuberculeux, un névropathe, un artério-scléreux, ce qu'on voudra, mais quelqu'un, bon Dieu! quelqu'un! Rien ne m'agace comme cet être ni chair ni poisson que vous appelez un homme bien portant.
LE DOCTEUR
Vous ne pouvez cependant pas mettre tout un canton au lit!
KNOCK, tandis qu’il s’essuie les mains.
Cela se discuterait. Car j'ai connu, moi, cinq personnes de la même famille, malades toutes à la fois, au lit toutes à la fois, et qui se débrouillaient fort bien. Votre objection me fait penser à ces fameux économistes qui prétendaient qu'une grande guerre moderne ne pourrait pas durer plus de six semaines. La vérité, c'est que nous manquons tous d'audace, que personne, pas même moi, n'osera aller jusqu'au bout et mettre toute une population au lit, pour voir, pour voir!
Toute une population au lit, non bien sûr! Mais sous médicaments, en est-on si loin ? La France a quelques avances sur les autres pays du monde en ce qui concerne la consommation de médicaments...autant entrainer les enfants. Je suis peut être pessimiste voire un brin cynique, mais je serai très surprise qu'il n'y ait pas un fort pourcentage d'enfants avec des prescriptions médicales au bout de leurs 5 contrôles systématiques. On trouve toujours ce qu'on veut chercher, il suffit d'y mettre les formes .
23 novembre 2006
Des formations payantes pour parents IEF
J'ai eu la surprise de découvrir, il y a quelques jours, des formations payantes assurées par une association qui regroupent entre autre des professeurs, des orthophonistes, et un terme que je viens de découvrir des "orthopédagogues". Ils ont l'air effectivement de bénéfécier de matériels humains et financiers et d'une logistique très importants. Mais je suis tout de même sciée qu'on fasse des formations payantes alors que plusieurs assos fournissent des prestations du même genre. Pour être plus précise, il est possible de faire un stage de 2 jours à 250 euros ou un stage d'un jour pour 190 euros. Le but : "découvrir les pratiques pédagogiques pour accompagner un enfant hospitalisé ou devant demeurer à domicile-éviter certains écueils-construire un programme adapté-ne pas désocialiser l'enfant-pratiques d'enseignement."
Ce que j'en retiens surtout : il y a désormais suffisament de parents IEF pour considérer que c'est un marché potentiel auquel les pédagogues peuvent et doivent s'intéresser.
15 novembre 2006
les procès de la famille Clochard
Voici une histoire que je suis depuis le début. Elle n'est pas encore terminée, mais elle est assez symptomatique de la difficulté à concilier la visionparentale de l'instyruction beaucoup plus libre et moins orthonormé que celles des employés de l'éducation nationale . il ne faut pas oublier que les inspecteurs n'ont pas à se référer aux programmes scolaires quand ils font leur évaluation, ni que c'est le fait que l'enfant reçoit bien une instruction compatible avec ses capacités et son état de santé quidoit être vérifié, c'est-à-dire que ce n'est pas l'enfant qui doit être contrôlé , mais l'instruction qui lui est donné. D'ailleurs les inspecteurs ne se permettraient ( et ne doivent pas ) évaluer les enfants dans les écoles mais les enseignants...
| La justice sèche sur le cas de Jason, le garçon qui ne veut pas aller à l'école Le tribunal administratif a donné raison à une maman... condamnée à de la prison avec sursis parce qu'elle refuse de scolariser son enfant Armel LE NY - Charente libre - 14.10.2006 Le petit Jason, 8 ans, n'ira pas à l'école de Paizay-Naudoin cette année encore. Le tribunal administratif de Poitiers vient de donner raison à sa maman, qui peut pousser un gros ouf de soulagement. En avril dernier, Robin Clochard avait été condamnée à 15 jours de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d'Angoulême parce qu'elle refusait d'inscrire son enfant à l'école. Visiblement, la justice sèche sur le cas de cette famille qui a choisi d'instruire leurs enfants sans contrainte, à leur rythme et en fonction de leurs envies. «Dans le cas où le contrôle révèle une distorsion entre les connaissances de l'enfant concerné et celles habituellement acquises par les enfants de même âge scolarisés, ce simple constat ne peut à lui seul caractériser une insuffisance des résultats du contrôle de nature à justifier que les parents soient mis en demeure d'inscrire leur enfant dans un établissement d'enseignement public ou privé (…). Le seul motif que Jason présentait un retard d'environ un an et demi dans l'apprentissage des savoirs fondamentaux par rapport à un enfant scolarisé de son âge ne pouvait à lui seul fonder la décision contestée». La cour d'appel de Bordeaux devra trancher Le tribunal a par ailleurs retenu que «ce constat d'insuffisance a été réalisé moins d'un an après le début de l'instruction obligatoire de Jason, dont l'enseignement se déroule de façon bilingue, compte tenu de l'origine américaine de sa mère». Le juge a enfin estimé que «les dates trop rapprochées des deux contrôles (les 25 mars et 17 mai 2005, ndlr) n'ont pas permis de révéler une éventuelle progression de l'enfant». En infligeant 15 jours de prison avec sursis à Robin Clochard, le tribunal correctionnel d'Angoulême avait estimé l'inverse. Au point de durcir les réquisitions du procureur, qui s'était contenté de demander «une condamnation avec un ajournement de peine et mise à l'épreuve». |
| Les libres enfants de Paizay-Naudouin devant la justice Armel LE NY - Charente libre - 16 mars 2006 Ils veulent se charger eux-mêmes de l'instruction de leurs enfants.Ils comparaissaient hier en justice parce qu'ils refusent d'inscrire le petit Jason à l'école du village Robin et Jean-Jacques Clochard se demandent bien ce qu'ils font là. A cette barre du tribunal correctionnel d'Angoulême où ont défilé juste avant eux un escroc, un pervers pépère et quelques fumeurs de joint. Ce couple d'une trentaine d'années qui coule des jours heureux au milieu des champs du côté de Villefagnan n'est pas du genre à toucher à un cheveu de leurs enfants. Au contraire. Jason, 7 ans, et Alice, 4 ans, font ce qu'ils veulent. Ne surtout pas confondre avec des enfants rois. Ils sont des enfants libres. Libres de grandir à leur rythme, libres y compris de ne pas aller à l'école. Pour Robin, la maman d'origine américaine, une bonne éducation ne peut pas se faire sous la contrainte. L'Education Nationale ne partage pas tout à fait les mêmes conceptions. Et c'est bien le problème. Contrairement à ses petits camarades du même âge qui sont en CE1, Jason ne sait ni lire, ni écrire. Inconcevable, pour les inspecteurs qui ont procédé aux évaluations réglementaires. En octobre dernier, l'inspecteur d'académie a mis en demeure les parents Clochard d'inscrire Jason à l'école communale de Paizay-Naudouin. Ils ont refusé. Ils ont attaqué au tribunal administratif. Mais ils ont été pris de vitesse par la justice pénale devant laquelle ils ont dû comparaître hier. Pour un procès exceptionnel. Ce n'est, selon les associations impliquées dans ce débat, que la deuxième fois que des parents prônant ce type d'éducation sont poursuivis en justice. Six mois de prison et 7.500 € d'amende Robin et Jean-Jacques Clochard ont de quoi être anxieux. Pour des délinquants de leur trempe, la loi prévoit six mois d'emprisonnement et 7.500€ d'amende. Le jugement sera rendu le 5 avril prochain. Au terme d'un débat essentiellement juridique, le procureur Denys Baillard a requis la condamnation des parents. Mais en suggérant un ajournement de peine avec mise à l'épreuve, il a aussi préconisé l'apaisement, souhaité un compromis entre la rigidité de l'administration et les aspirations philosophiques des parents. Un compromis qui sera difficile à trouver. Jean-Jacques, le papa, ouvrier maçon, garde un mauvais souvenir de ses années à l'école qui se sont soldées par un échec. Malgré ses études brillantes et son bac + 4, Robin a la sensation de s'être beaucoup ennuyée sur les bancs de la public school américaine. Malgré tout, quand Jason a eu trois ans, ils l'ont inscrit à la maternelle de Pazay-Naudouin: «Il y a passé cinq semaines. Tout semblait bien se passer. mais après les vacances de Noël, il n'a plus eu envie d'y retourner, sans que l'on sache vraiment pourquoi», raconte la maman. Elle a alors décidé de s'occuper elle-même de Jason et de sa petite sœur Alice. Mais contrairement à beaucoup de parents qui choisissent l'instruction familiale, elle ne refait pas l'école à la maison. Il n'y a pas de livre officiel, pas de cahier et le petit tableau noir n'est qu'un jouet parmi les autres: «On lui propose plein de choses mais sous forme de jeux, d'expériences. Et on ne fait que ce qu'il a envie de faire», explique Robin, qui se sert beaucoup d'internet. Tout est prétexte à une leçon, la fabrication d'un gâteau, un déplacement en voiture, un soin aux oiseaux ou au lapin: «On utilise tout ce qu'on a devant nous». Jason parle anglais couramment, manie la souris d'ordinateur comme un as, se passionne pour les sciences et le bricolage. Une partie du rapport de l'Education Nationale est presque élogieuse: «L'enrichissement culturel semble relativement riche et stimulant: livres, albums, jeux vidéos, jeux éducatifs, jeux et jouets de toute nature, TV et accessoires». Face aux contrôleurs il fait la mauvaise tête Seulement, quand les inspecteurs ont voulu procéder à la vérification des connaissances de Jason, ça s'est plutôt mal passé: «La première fois, à la maison, il n'a pas voulu répondre aux questions, sourit la maman. Et la deuxième fois, à Angoulême, ça s'est passé dans un climat hallucinant, presque hostile». La sanction est tombée: «Le contrôle des connaissances fait clairement apparaître un retard d'un an à un an et demi dans le domaine des apprentissages fondamentaux», conclut le rapport. «On est bien obligé d'évaluer les choses par rapport aux programmes. Sinon, on ne sait pas faire», explique Philippe Carrière, inspecteur d'académie de la Charente. C'est justement ce que contestent les parents Clochard: «La loi exige seulement d'amener l'enfant, à l'issue de la période d'instruction obligatoire c'est-à-dire à 16 ans, à, un niveau comparable à celui des enfants scolarisés dans les établissements publics ou privés. D'ici là, Jason aura appris à lire. On espère aussi qu'on l'aura emmené à un niveau supérieur», espère Robin. Elle se base sur l'expérience menée avec son premier fils. Déscolarisé pendant quelques mois, cet ado a réintégré le système scolaire avec succès. Pour Fanny Bagouët, l'avocate de la famille Clochard, l'Education Nationale est vraiment mal inspirée de venir chercher des poux dans la tête des libres enfants de Paizay-Naudouin: «On a tous eu connaissance de cette enquête catastrophique publiée il y a quelques mois montrant que 10% des élèves entrant en sixième ne maîtrisaient ni la lecture, ni l'écriture». Leurs instituteurs n'ont jamais été poursuivis pour carences éducatives! 06.04.2006 Elle refusait de scolariser son enfant: prison avec sursis Robin Clochard est atterrée. Cette mère de famille de Paizay-Naudouin a été condamnée hier à 15 jours de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d'Angoulême. Elle avait comparu le 15 mars dernier, poursuivie parce qu'elle refuse d'inscrire son fils Jason, 7 ans, à l'école (CL du 16 mars). «Le procureur n'avait même pas réclamé ça», s'étonne la jeune femme. Au terme de réquisitions très mesurées, Denys Baillard avait en effet suggéré un ajournement de peine avec mise à l'épreuve. La présidente Doutroewe-Cochaud et ses assesseurs se sont montrés plus sévères. Le tribunal a notamment estimé que l'Inspection d'Académie, qui déplore que Jason ne sache pas lire, était fondée à contrôler l'acquisition des connaissances en fonction de ses programmes. Robin Clochard, qui a par ailleurs déposé un recours devant le Tribunal Administratif, va faire appel et continuera de se charger elle-même de l'instruction de ses enfants, avec sa méthode: «Ce jugement ne change rien. Les arguments avancés ne m'ont pas convaincue», explique-t-elle. Seule note de réconfort, les très nombreux témoignages de soutien reçus par la famille, «pas toujours de parents partageant nos conceptions», se félicite la maman de Jason et d'Alice. |
Qu'est-ce que le nivellement par le bas?
On en parle beaucoup et j'avoue, je fais partie de ceux qui pensent qu'il y a un nivellement par le bas et faire étudier les peoples n'est pas ce qui me donne envie de changer mon opinion, surtotu quand je lis que des inspecteurs pronent eux-même cette méthode pour intéresser les élèves...Je suis pourtant d'accord sur le fait qu'il est important de partir des centres d'intérêts ,mais ça ne veut pas dire qu'il ne faille pas chercher aussi à ouvrir les "écoutilles". Pour avoir plus d'infos cliquez sur le lien :
13 novembre 2006
pétititon pour le droit d'accoucher chez soi
Evidemment je l'ai signée cette pétition, mais en plus je la diffuse et hop, la voici avec son lien :
Bonsoir,
La pétition en faveur de l'accouchement à domicile est toujours en ligne sur
http://accoucherado
Elle sera présentée lors de la SMAR en Mai 2007, le nombre de ses
signataires sera un signe en direction des autorités médicales et de la
presse.
En vous remerciant pour votre mobilisation,
Frédérique Horowitz
E-mail : feetal@hotmail.
Pour le collectif "Naitre chez soi"
http://fr.groups.
Essai de logo
<table cellpadding="0" cellspacing="2" border="3" width="166"
bgcolor="#ffffff">
<tbody>
<tr>
<td valign="middle" align="center">
11 novembre 2006
Le droit aux questions
Quelque chose qui a beaucoup surpris Quentin quand il est arrivé à l'école ( et c'est vrai que je n'ai absolument pas pensé à le prévenir) c'est la difficulté à poser des questions. Au début , il s'est fait reprendre car il posait des questions comme à la maison , c'est à dire quand ils les avaient en tête, aussitôt. Et nous y répondiosn aussitôt, soit de vive voix, soit en recherchant la réponse sur un livre ou sur internet. Il lui a fallu apprendre à différer ses questions et à lever la main pour pouvoir les poser, quitte à ce qu'on ne lui donne pas la permission de les poser car ce n'est pas le bon moment. Il s'est même fait disputer une fois alors qu'il avait levé la main. Le professeur avait distribué des feuilles or, Quentin n'avait pas vu que son voisin pour lui faire une farce avait caché la feuille. Quentin avait donc pensé que le professerur avait ouvbloié de lui donner la feuille et il levait la main pour en demander une. Il n' a même pas eu le temps de poser sa question. Il s'est fait punir car ce professeur a cru ( ou prétendu croire car ça me parait étonnant de penser ce genre de chose quand un enfant lève la main ) que Quentin parlait avec ses voisins et qu'il avait besoin d'une punition. Lorsque Quentin m'a fait part de son histoire , nous en avons discuté ensemble. je lui ai demandé si , à son avis , ça valait la peine que j'intervienne auprès de son prof pour lui expliquer la situation. Je lui ai dit aussi que même si la punition n'était pas justifiée, elle lui serait tout de même profitable car il avait besoin de travailler la conjugaison. Ca m'a permis de lui faire comprendre que même les adultes peuvent être c..s, mais que lorsqu'ils ont un pouvoir, on a deux choix ou trouver un contre-pouvoir ou accpter la situation, et que les parents qui pratiquent l'ief sont aussi dans cette situation d'avoir face à eux un pouvoir et que créer une association ou faire partie d'une association est un moyen de créer un contre-pouvoir. Les expériences désagréables qu'il vit à l'école , lui apportent tout de même des élèments importants pour structurer sa personnalité. Mais je crois tout de même qu'il ne sert à rien de ne vivre que des expériences désagréables ;-)
Tout à l'heure, il apprenait une leçon de SVT. c'est un moment où nous retrouvons nos habitudes d'ief. Il m'a posé la question " C'est quoi le lichen? " , explication...puis 2 minutes après à Christian ( car c'est le fort en géo par rapport à moi ) "C'est où le Krakatau ?" Réponse ...puis 5 minutes après encore une autre question et ça continue ...Je comprends que ce ne soit pas possible dans une classe...et c'est dommage car la curiosité est une qualité à préserver.
Que faudrait-il faire pour préserver cette qualité en classe ? Une heure de questions réponses libres par semaine ( même si ce n'est pas beaucoup , ce serait déjà un début ) ?Un cahier permanent ouù les enfants peuvent écrire leurs questions au moment où ils les ont en tête puis faire un débriefing un moment dans la journée ou dans la semaine ? Ce ne sont que des idées, j'ignore si elles sont applicables. il y en a peut être d'autres plus intéressantes...En tous cas ce dont je suis certaine, c'est qu'avec l'ief, on a même pas à se poser la question de savoir comment préserver la curiosité de nos enfants, c'est induit dans la vie IEF, tant qu'on essaie pas de reproduire l'école à la maison, mais bien de suivre les envies d'apprendre innées chez nos enfants.
09 novembre 2006
Premier relevé de notes
Quentin a eu son premier relevé de notes et il a découvert la crainte des chiffres et de la vision étriquée et caricaturale qu'elle donnent de lui; pourtant , ce n'est pas un mauvais de notes. Avec une moyenne générale de 12,5, on ne peut pas le qualifier d'enfant en difficulté scolaire ( surtout pour un enfant qui n'a pas connu le primaire, ça c'est pour les opposants à l'ief ), mais tout ce qui vient à côté, l'obligation de résultats au dépens du plaisir d'apprendre, la compétition ( car bien sûr, il y a aussi la meilleure et la plus mauvaise note de la classe) et les remarques des professeurs qui s'attachent principalement aux défauts, aux "il faut , tu dois..." ça l'a démoralisé. Il a fallu que je lui explique que quelque part c'est la règle du jeu pour les enfants qui vont à l'école, qu'on ne sait pas vraiment qui a créé cette règle, ni pourquoi et qu'on sait encore moins comment la changer, mais qu'on peut choisir de faire autrement et c'est ce que j'ai décidé de lui apporter quand j'ai pris la décision de lui faire "l'école à la maison".Bien , pour info , je transmets les notes de mon loulou :
Français : 12/11.50/17/15
Mathématiques 12.50/10/11
Anglais 18/8.50/14.50/13
Histoire :11.50/5/17
SVT 8.50
Technologie 8/18
arts plastiques 14
Education musicale 14
EPS ( education physique et sportive) 10/12
Il peut y avoir de bons écarts dans ses notes car il lui a fallu du temps pour prendre le rythme( je ne suis pas certaine d'ailleurs qu'il s'y soit vraiment fait) et surtout qu'il oublie régulièrement ses affaires: gros problème de tête en l'air ! En tous cas , il me dit qu'il a l'impression qu'il apprenait beaucoup plus facilement avec moi, que ça ne lui demandait pas d'effort. Je sais que certains vont penser que justement il vaut mieux faire des efforts pour apprendre. Peut être, mais pourquoi serait-ce toujours le cas ? Les enfants n'ont pas l'impression de faire vraiment des efforts pour apprendre à parler ou à mettre des objets dans des petits trous adaptés à leur forme, taille...Pourtant , ils font des efforts , c'est certain, mais ils ne les ressentent pas parce que l'envie de découvrir, de réussir est plus prégnant. Je crois vraiment que Quentin apprenait mieux parce qu'il n'avait pas le même sentiment qu'il faisait des efforts. Ceci dit, il découvre aussi les bons côtés de l'école et son principal pour lui est le CDI. Sa grosse frustration est de ne pas pouvoir y passer plus de temps. Il a découvert aussi la joie des enfants le dernier jour d'école;-) et le ouf , c'est fini. Ca m'a beaucoup amusée.
Conférence de Michel Odent
Prochainement Michel Odent donnera une conférence pas trop loin de chez nous à Nantes. Voici l'info précise :
M. Le Docteur Michel ODENT
Directeur du Primal Health Center, Londres
http://www.birthwor
Chercheur en Santé en Ecologie Primale
http://www.wombecol
Animera une conférence sur le thème :
CONDITIONS DE LA NAISSANCE
ET COMPORTEMENTS ANTISOCIAUX
Mercredi 29 novembre 2006
A 18 heures
Amphi Louis Lorvellec (D) à la
Faculté de Droit et de Sciences Politiques
Chemin de la Censive du Tertre, B.P. 81307, 44313 Nantes Cedex 3
Tramway Ligne 2, arrêt Les Facultés
ca fait longtemps que j'ai envie de participer à l'une de ses conférences et à chaque fois j'étais limité par quelque chose : distance, temps , coût...Pour une fois , je peux réunir toutes les bonnes conditions alors je fonce. j'ai proposé à Morgane de m'accompagner et elle est d'accord. Elle m'a dit qu'elle en parlerait avec ses copines. Je vais apporter à ces jeunes filles en 1ère SMS une autre vision de la grossesse et de l'accouchement que celle qui leur est donné dans leurs cours. de ce que j'ai vu ,c'est souvent tellement formaté et politiquement correct que c'est en indigeste. je mets le ver dans le fruit ? Ou plutôt je leur ouvre l'esprit ?
Gros mot personnalisé
Comme dans beaucoup de familles , les enfants apprennent chez nous que "les gros mots, c'est pas bien !". Mais vraiment y'a des fois où trop c'est trop et on ne peut pas s'empêcher d'en sortir...C'est bien ce que pense Erell. Alors pour ne pas se faire disputer mais exprimer quand même sa colère, elle s'est inventé son GROS MOT. Et à chaque fois qu'elle le lance , j'ai un petit rire intérieur parcequ'il est vraiment trop mimi car c'est "Pépite de Chocolat". Alors si un jour vous entendez dans la rue , une petite fille s'exclamer "pépite de chocolat ", ne faîtes pas l'erreur de croire que c'est un excès de gourmadise ;-)