Quelque chose qui a beaucoup surpris Quentin quand il est arrivé à l'école ( et c'est vrai que je n'ai absolument pas pensé à le prévenir) c'est la difficulté à poser des questions. Au début , il s'est fait reprendre car il posait des questions comme à la maison , c'est à dire quand ils les avaient en tête, aussitôt. Et nous y répondiosn aussitôt, soit de vive voix, soit en recherchant la réponse sur un livre ou sur internet. Il lui a fallu apprendre à différer ses questions et à lever la main pour pouvoir les poser, quitte à ce qu'on ne lui donne pas la permission de les poser car ce n'est pas le bon moment. Il s'est même fait disputer une fois alors qu'il avait levé la main. Le professeur avait distribué des feuilles or, Quentin n'avait pas vu que son voisin pour lui faire une farce avait caché la feuille. Quentin avait donc pensé que le professerur avait ouvbloié de lui donner la feuille et il levait la main pour en demander une. Il n' a même pas eu le temps de poser sa question. Il s'est fait punir car ce professeur a cru ( ou prétendu croire car ça me parait étonnant de penser ce genre de chose quand un enfant lève la main ) que Quentin parlait avec ses voisins et qu'il avait besoin d'une punition. Lorsque Quentin m'a fait part de son histoire , nous en avons discuté ensemble. je lui ai demandé si , à son avis , ça valait la peine que j'intervienne auprès de son prof pour lui expliquer la situation. Je lui ai dit aussi que même si la punition n'était pas justifiée, elle lui serait tout de même profitable car il avait besoin de travailler la conjugaison. Ca m'a permis de lui faire comprendre que même les adultes peuvent être c..s, mais que lorsqu'ils ont un pouvoir, on a deux choix ou trouver un contre-pouvoir ou accpter la situation, et que les parents qui pratiquent l'ief sont aussi dans cette situation d'avoir face à eux un pouvoir et que créer une association ou faire partie d'une association est un moyen de créer un contre-pouvoir. Les expériences désagréables qu'il vit à l'école , lui apportent tout de même des élèments importants pour structurer sa personnalité. Mais je crois tout de même qu'il ne sert à rien de ne vivre que des expériences désagréables ;-)

Tout à l'heure, il apprenait une leçon de SVT. c'est un moment où nous retrouvons nos habitudes d'ief. Il m'a posé la question " C'est quoi le lichen? " , explication...puis 2 minutes après à Christian ( car c'est le fort en géo par rapport à moi ) "C'est où le Krakatau ?" Réponse ...puis  5 minutes après encore une autre question et ça continue ...Je comprends que ce ne soit pas possible dans une classe...et c'est dommage car la curiosité est une qualité à préserver.

Que faudrait-il faire pour préserver cette qualité en classe ? Une heure de questions réponses libres par semaine ( même si ce n'est pas beaucoup , ce serait déjà un début ) ?Un  cahier permanent ouù les enfants peuvent écrire leurs questions au moment où ils les ont en tête puis faire un débriefing un moment dans la journée ou dans la semaine ? Ce ne sont que des idées, j'ignore si elles sont applicables. il y en a peut être d'autres plus intéressantes...En tous cas ce dont je suis certaine, c'est qu'avec l'ief, on a même pas à se poser la question de savoir comment préserver la curiosité de nos enfants, c'est induit dans la vie IEF, tant qu'on essaie pas de reproduire l'école à la maison, mais bien de suivre les envies d'apprendre innées chez nos enfants.